L’Ours et le Colibri

Enchantez votre cœur grâce à la joie simple et mélodieuse de ce conte philosophique et poétique…A méditer…

Et surtout n’oubliez pas de sourire...

MMDV

La petite fille aux rêves tendres se glissa dans son lit douillet le cœur ouvert, prête à vivre des aventures palpitantes. Le sourire aux lèvres, elle laissa ses paupières s’alourdir du bonheur de partir à l’aventure, au cœur de ses nuits ensommeillées, sous la protection des lueurs majestueuses de sa complice de toujours, la merveilleuse Lune enchantée.

Alors que le sommeil commençait à la bercer de sa mélodie préférée, celle du silence aux doigts de fée, elle se sentit transportée au milieu de mille étoiles magiques qui éclairaient son chemin, vers des rêves éveillés.

Elle se laissa guidée et se retrouva au cœur d’une forêt extraordinaire : elle fut accueillie par un carillon joyeux qui égayait l’atmosphère de ses tintements de cristal. Elle crut un instant qu’elle assistait à un doux concerto où des violons et des flûtes s’entremêlaient, pour faire danser les esprits sur un air de joie. Alors, elle chercha cet instrument de musique au pouvoir incroyable et en suivant cette mélodie, elle se rapprocha d’une rivière éclairée par une lumière bleue, où des formes iridescentes, scintillaient de mille feux. Elle écarquilla les yeux et fut éblouie par l’envol de mille plumes colorées, qui semblaient danser et qui tourbillonnaient au rythme de cet allegretto prodigieux. Elle se sentit comme soulevée du sol et elle perdit le contrôle de son corps qui, allégé comme une plume, se mit à l’emporter dans une danse incroyable, inimaginable et sensorielle très lente, comme une vaporeuse ondulation . Elle eut l’impression d’être, comme dans le peau, à la fois d’une équilibriste et d’une danseuse étoile émérite. Elle se laissa agir par un immense mouvement d’une chaleur douce et légère qui semblait occuper tout l’espace. Et elle dansa avec une fluidité aérienne, qui la transporta comme au-dessus de la forêt, très haut dans ce ciel qui brillait d’un éclat à nul autre pareil.

Elle se sentait libre comme jamais, sans poids du mental, sans charge à porter. Libre, totalement libre, en équilibre, alignée à l’instant présent, en total apesanteur, suspendue au-dessus du temps.  

Et quand elle fut redéposée sur le sol sur un tapis de mousse, elle se mit à rire à gorge déployée, comme l’enfant joyeuse qu’elle était. Elle se laissa rouler dans l’herbe et elle dévala la pente de cette petite colline, en riant aux éclats. Sa joie résonnait avec la musique du carillon qui n’avait jamais cessé son doux concerto. Elle se retrouva, ainsi, au pied d’un arbre de vie majestueux, au tronc solide et noueux, aux belles branches déployées et aux mille fleurs colorées, comme un immense parasol magique et joyeux. Alors, elle découvrit accroché dans l’arbre, le carillon aux notes fantaisistes. A ce moment-là elle vit un bec pointu, très long et très fin qui frappait délicatement l’objet, dans le rythme et dans  la cadence, pour en extraire des sons mélodieux presqu’hypnotiques.

Émerveillée, elle vit qu’il s’agissait d’un magnifique petit Colibri royal et que sa mission était semble t-il d’enchanter toutes les âmes pour en extraire leur gaieté. La Petite fille aux rêves tendres se laissa écouter ces notes si douces, si harmonieuses, si féériques qu’elle sentit des petites larmes perler puis ruisseler sur ses joues.

Soudain, une grosse voix grave et rocailleuse résonna à ses côtés.

-« Petite fille aux rêves tendres, pourquoi pleures-tu ? »

La fillette sursauta, se retourna et vit juste derrière elle, un magnifique ours blanc aux yeux dorés qui la regardait. Surprise et effrayée, elle recula instinctivement mais elle vit qu’il était plutôt amical. Elle lui répondit :

« Monsieur L’Ours du Pays enchanté, ce ne sont pas des larmes de tristesse, car mon cœur est si heureux,… Je ne sais pas d’où viennent ces larmes ! »

Alors, la musique cessa et le joyeux petit Colibri royal vint se poser sur son épaule. De sa petite voix cristalline, il siffla un petit air coquin comme une petite ritournelle qui semblait être sa manière à lui de rigoler, puis il se mit à parler :

-« Hi Hi Hi, Petite fille aux rêves tendres, si ce ne sont pas des larmes, qu’est-ce que c’est ? »

La petite fille subjuguée par ce duo improbable qui conversait à ses côtés, se mit à son tour à rire, et s’exclama, les yeux brillants de malice :

-« C’est juste un peu d’eau qui a débordé de mes yeux heureux, de l’eau de vie, de l’eau du cœur, de l’eau du bonheur.

Puis, elle reprit songeuse :

-« Pourquoi pleurer, c’est être triste, on pleure aussi de joie! Quand la douceur de la vie devient une danse entre le silence et le mouvement, l’énergie de cette chaleur dégèle le cœur froid et meurtri pour faire rire les soucis! Et les larmes ne sont plus que des petites gouttes précieuses de l’élixir de notre âme chatouillée de la joie d’être vivant tout simplement.C’est ce que j’ai compris aujourd’hui, grâce à cette aventure avec vous.

A ces mots, l’Ours et le Colibri sourient…

C’est avec cette image gravée dans sa mémoire que la Petite fille aux rêves tendres se réveilla le lendemain matin, le cœur en fête. Désormais, elle avait pour mission de faire danser la vie pour faire circuler la joie à chaque instant auprès de tous les êtres.

Vous aussi, écoutez le chant de votre cœur d’enfant, pour aller à la rencontre de votre sagesse intérieure, qui sait cueillir dans l’instant présent, des gouttes de joie, pour porter vos rêves vers leur plus belle concrétisation et pour préserver votre équilibre. Et n’oubliez jamais que lorsque la délicatesse rencontre la puissance de l’être, l’Ours et le Colibri se tiennent à vos côtés pour  vous inviter à philosopher et pour vous guider grâce à leur pouvoir sacré et universel.

Croyez en vos rêves et faites vibrer la vie comme le carillon enchanté.

MMDV

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L’Amour est un tableau vivant

Des graines d’amour sont semées au vent et l’on récolte des histoires d’alchimie et de fascination.

MMDV

Un regard posé sur les contours de la vie d’un être qui s’approche et on laisse la vague nous submerger pour  faire disparaître nos appréhensions.

Notre cœur parle alors une langue inconnue, faite de frissons et d’émotions, comme un vieux parchemin qui vient livrer des secrets qui ne sont déchiffrables que par un autre cœur épris.

Nos pensées deviennent des bouquets de sensations inédites et nos paroles s’infusent du miel de nos présences connectées.

Tout est ralenti, même nos gestes qui deviennent comme une danse lente à l’écoute d’une musique imperceptible émise par les battements de nos âmes enlacées.

Le paysage change, il n’y a plus qu’une seule saison, celle qui fait bourgeonner nos inspirations teintées de poésie et de tendresse. Les arbres deviennent des maîtres-enchanteurs, le ciel déploie sa cape aux nuances évanescentes et même les nuages se chevauchent et s’embrassent pour célébrer l’amour qui passe.

Les rêveries des cœurs amoureux sont audacieuses et prometteuses. Les fleurs se transforment en petites fées au pouvoir insoupçonné et les oiseaux bercent les romances de leur chant mélodieux.

Tout se transforme quand l’Amour distille dans l’air des gouttes de déraison. Comme des bulles pétillantes qui tourbillonnent autour de nous et défont les cœurs grisâtres pour les plonger dans un bain coloré par des soupçons de désir et des évasions d’ivresse.

L’Amour devient un tableau vivant, chacun portant dans son cœur l’envie d’aimer, de s’éprendre, de succomber, ne serait-ce qu’un instant…

L’Amour esquisse un sourire complice, des yeux espiègles et malicieux, des mains chaleureuses et douces, des bras ouverts pour enlacer plus qu’un corps, un cœur, une âme, un esprit et tout à la fois.

L’Amour porte dans son sillage des milliers de petites lueurs qui se déposent dans le ciel plus lumineux, dans des paroles plus attentionnées, dans des conversations plus animées, des tons enjôleurs pour séduire et éveiller dans l’atmosphère comme une envolée de ballons colorés.

Tout s’allège, le poids de la vie ne pèse plus, on partage avec l’autre des morceaux d’intimité qui font sourire les peines et redonnent de l’espoir aux cœurs malheureux.

Tout devient majestueux, envoûtant, fabuleux. La plume de l’Amour chatouille de sa légèreté les recoins encore assombris par les peurs et les doutes pour les réconcilier avec l’acte d’aimer.

La magie souffle des milliers de paillettes sur les visages fermés qui s’animent pour se préparer à fusionner.

L’Amour transforme les difficultés d’aimer, en joie de s’aimer soi-même pour  laisser déborder vers l’autre un flux ressourçant  jusqu’à remplir d’autres rivages de ces éclats de bonheur.

L’air devient plus respirable, le temps semble comme étirable. Ceux qui ne s’expriment jamais, commencent à parler avec un flot de  mots qui résonnent comme une énergie différente d’une intensité rare qui stimule des interactions plus joyeuses, comme des récréations amoureuses où l’on s’autorise à aimer et à se laisser aimer.

Lorsque l’Amour devient un visage, il cesse d’être une attente, une exigence, une incertitude. Il se diffuse même dans notre souffle qui devient plus puissant comme si on avait une nouvelle force qui se déployait en nous.

L’Amour libère une nouvelle manière de regarder la vie, moins sage, plus entreprenant, plus rassurant. On partage, on donne et on reçoit en même temps et on laisse circuler encore plus d’amour autour de nous.

Plus l’Amour embrase les cœurs, plus il humanise les regards, il détruit les manques et il réconforte les pleurs.

L’Amour est une couleur unique qui n’existe pas sur la palette de l’artiste mais qui pourtant se reconnaît dans chaque tonalité qui crée comme une bulle autour des êtres amoureux.

L’histoire d’Amour commence à s’écrire sans hâte mais dans le rythme des élans spontanés qui donnent au cœur le pouvoir de tout déclarer, de tout dévoiler dans des confessions libératrices qui attachent les sentiments avec des fils de soie. Alors l’Amour enveloppe chaque tristesse d’un flot de tendresse et arrose chaque aigreur d’un océan de douceur.

L’Amour colle, raccommode, répare, guérit. L’Amour vole au temps la clé de l’instant. L’Amour apaise, protège, étonne et pardonne.

MMDV

Quand l’Amour blesse, crie, creuse et sépare, il ne porte plus le même nom, il ne s’appelle plus Amour.  Il se masque en trahison, il s’écrit en  haine et il se déshumanise en souffrance. Il ressemble à une porte de prison, il devient malfaisant et des épines jonchent les tapis de fleurs. L’Amour perd sa force, il s’affaiblit, se rétrécit et s’étiole.

L’Amour n’est plus amour quand il perd le velours de ses notes et heurte les cœurs d’un martèlement sourd. Il devient une machine à faire trembler la vie et il n’est plus alors, ce merveilleux tableau vivant qui valse hors de l’espace. Il se transforme en une nature morte qui meurtrit la vie et fige même le temps qui passe. Il fane les sentiments et assèche les cœurs.

L’Amour fait des fracas, mais on préfère ses ébats, ses émois, ses « il était une fois ». Il prend parfois des détours, puis un jour il renaît et fait refleurir des parterres qui espèrent.

Alors, même s’il résonne parfois durement, ne fuyez plus l’Amour, n’ayez plus peur de son énergie incomparable. Choisissez juste votre couleur : l’Amour de soi puis l’Amour de l’autre.

Chassez les pilleurs de cœur. Acclamez les chanteurs de l’âme. Applaudissez ceux qui savent faire triompher le pouvoir d’aimer car c’est la seule force qui érige le Monde pour cultiver le bonheur intérieur. Aimez, aimez sans condition, devenez le tableau vivant de vos sentiments.

Qui cherche l’Amour, n’a qu’à juste fermer les yeux pour savourer…

Pour toujours plus de pouvoir de l’Amour de Soi pour apprendre à mieux aimer l’autre.

Maryse de Mes Mots de Vie

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Le temps qui passe nous change quoi qu’on fasse

Au fil du temps, on déroule le tapis de notre vie que l’on foule de chaque pas pour traverser notre destinée.

Dans la brume de l’âge qui se pose avec ses changements qui nous poussent à nous renouveler, nous découvrons d’autres facettes de notre personnalité.

Si hier on se rebellait contre certaines situations, si on avait d’autres goûts ou d’autres affinités, aujourd’hui on apprend à s’adapter à tout, sans résister à l’impermanence des circonstances qui passent et emportent dans leur sillage ce que l’on ne peut retenir plus longtemps, ni par attachement ni par exigence. Rien ne dure vraiment sans attention ni affection.

Demain nous apporte son lot de nouveautés, à travers les mentalités qui évoluent, avec les manières d’être qui se modifient. Tout change et nous bouscule pour que l’on ne reste pas figé dans nos évidences, comme sur une photo en noir et blanc jaunie  par nos croyances limitantes.

Avec les années qui défilent et qui forment notre parcours riche de nos impulsions et de nos ambitions, demeure  la quête d’un  éveil toujours plus grand pour que l’on puisse se saisir de la sagesse de la vie, et  elle ne se résume qu’à la seule Conscience de notre Présence à l’instant. Être présent de tout notre être et la vie se simplifie pour nous donner un accès plus facile à nos aspirations.

Rien ne sert de lutter, il n’y a plus qu’à se laisser glisser dans les minutes, dans les secondes, pour que les heures se remplissent de la joie d’être tout simplement Soi. Comme des moments suspendus, où l’extase nous comble d’un bonheur intérieur à nul autre pareil. Il n’y a plus de courses vaines, d’insatisfactions perpétuelles. Juste l’accord sur le violon de nos frétillements intérieurs pour faire danser nos actions.

La philosophie de l’instant présent devient l’unique remède à la nostalgie pour ne pas laisser la mélancolie encore nous raconter ses peines et venir assombrir chaque jour d’une lourdeur inutile, qui nous empêche de chérir la vie et ses fantaisies. Il est juste temps après maintes pérégrinations de remplir  chaque instant de nos émerveillements pour chaque souffle de vie, pour chaque pépite précieuse de cette connexion à soi-même, qui permet  d’explorer le plus grand de ce que l’on croit connaître.

Les souvenirs deviennent des traces de nos histoires de vie, comme des bribes de nos éclats de rires emportés par nos indifférences à ce temps qui passe, pour nous apprendre et nous faire comprendre l’unique enjeu, qui est celui de pouvoir faire durer le plaisir d’aimer la vie en grand aussi longtemps que possible, sans  se complaire dans la version la plus étriquée de soi qui déforme jusqu’à nos traits.

Aucune tristesse ne peut s’emparer des cœurs heureux d’avoir vécu tant d’expériences au gré d’une existence parsemée de tant de joyeuses nouveautés. Et c’est l’âme libre que nous continuons à cueillir les bouquets de cadeaux que nous offrent la vie, quand on s’aime plus que tout, plus que le temps, plus que l’argent, plus que les restrictions et les besoins de compensation que l’on s’impose et qui limitent la vie.

Il n’y a pas qu’un port ni qu’une frontière, pas qu’un pays ni qu’une lumière, nous circulons tous au cœur de la prospérité intérieure qui ne se compte pas en billet mais qui se savoure en toute simplicité, animé de notre force d’exister comme unique priorité.  On apprend ainsi  à rendre plus confortable notre cocon qui nous permet de nous maintenir dans une stabilité et dans un équilibre harmonieux à toute épreuve.

Alors, le temps qui passe n’a plus de prise sur notre motivation de vouloir goûter à chaque instant, comme s’il s’agissait du dernier. Aucune émotion négative ne fausse les cycles de la vie, quand on apprend à aimer chaque ride qui se pose sur les contours de notre destinée. Il n’y a plus d’opposition entre le temps de la jeunesse et le temps de la sagesse.

Le temps qui passe nous change quoi qu’on fasse.  De nos combats, il ne reste que des poussières d’illusions, des morceaux de révolte accrochés à des étendards  déchirés. Pourtant, dans chaque histoire de vie, s’édifie la puissance d’être vivant à travers des épisodes parfois difficiles mais o combien fabuleux de nos épopées et de nos tragédies.

Lorsqu’on accueille l’être que l’on devient comme le nouveau-né qui ouvre les yeux sur le monde qu’il découvre pour la première fois, alors à chaque instant on renaît encore plus fort. Il n’y a pas un jour qui se ressemble. Chaque aurore installe un nouveau décor, chaque crépuscule s’écrit en majuscule. Le soleil se lève avec de nouveaux projets. La lune éclaire nos inspirations de son projecteur magique et les étoiles n’arrêtent jamais de briller grâce à nos rêves.  La source de la vie ne se tarit jamais quand on ne bloque pas son flux par nos ingratitudes. La vie ne se décide pas comme un ordre à donner, elle s’écoute comme une information qui vient se déposer pour nous amener à progresser. Elle nous porte dans son élan vers l’étendue des possibles, toujours plus haut, toujours plus loin jusqu’à élargir notre point de vue sur un panorama plus créatif.

Le temps qui passe nous change quoi qu’on fasse, alors contentons-nous de savourer la vie comme elle vient, comme elle s’écoule.Elle nous altère,  elle nous façonne. Laissons-nous polir par cette énergie vitale  pour rester le merveilleux diamant qui brillera éternellement de mille feux si l’on arrête de résister.

Hier, on se voyait rebelle et insoumis, et si aujourd’hui on devenait plus raisonnable? Personne ne peut empêcher le temps de suivre son cours, mais l’on peut toujours embellir la vie en ressentant plus d’amour et  plus de compassion pour ce que l’on a avant de convoiter toujours plus. Aimons ce qui est  et acceptons que le temps passe sans avoir d’appréhension. Tout est parfait ! Tout est toujours à sa place …

Pour une vie sereine et dans la quiétude d’être Soi !

Maryse de Mes Mots de Vie

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Le miroir de l’instant

Le pouvoir de l’instant présent radoucit la vie…

MMDV

Fermez les yeux puis rouvrez-les et regardez autour de vous. Quelle est votre réalité, là tout de suite, maintenant ? Que voyez-vous comme éléments représentatifs de vos sentiments du moment ? Quelles sont les traces des empreintes de vos pensées et de leurs marques inconscientes ?

Regardez-vous dans ce miroir très personnel. Peut-être êtes-vous en train de travailler et que vous voyez se refléter ce que vous ressentez dans cette ambiance dans laquelle vous exercez votre activité : une énergie de chaleur et d’entraide, ou une froideur calculée avec quelques éclats d’orgueil et de prétention… ?

Regardez dans le miroir de la nature : en quoi ce brouillard qui enveloppe votre paysage résonne t-il avec le flou des incertitudes qui agitent votre mental ? Ou peut-être le doux soleil fait-il briller vos envies de vous renouveler ?

Regardez-vous dans le miroir de l’autre, des autres, de celui qui est là juste à côté de vous, en quoi sa présence vous ressemble, en quoi est-elle différente ?

Regardez-vous dans le miroir du Monde, quels sont les événements qui vous font réagir ? Qu’est-ce qui vous émeut, qu’est-ce qui vous agace ? De quoi parlent vos émotions ? De tristesse, de joie, de colère, de tendresse, d’amour, de frustration ?

L’instant présent est riche de symboles et de signes à interpréter comme des évidences de ce que l’on n’arrive pas à se dire à soi-même, de ces vérités masquées qui pourtant chantent leurs complaintes à nos oreilles.

Pourquoi avons-nous du mal à interpréter consciemment ce qu’évoque le reflet de tous ces miroirs dans lesquels on se regarde ?

Si nous sommes happés par certaines informations, certaines personnalités ou caractères, certaines tendances ou influences, tout cela parle de nous, à nous d’en être conscients.

Suis-je conscient de ces pensées qui m’empêchent d’aller bien ? Suis-je capable de lire dans les signes palpables autour de moi, de ces bouts de moi-même portés par le souffle de l’instant ? Suis-je apte à concevoir ce qui me ressemble dans ce que je vois dans le miroir de la vie ?

Le miroir de l’instant me montre où j’en suis à chaque instant avec moi-même, avec les autres…

Suis-je en phase avec ce que je ressens dans mon présent ? Est-ce que ce que je vis dans l’instant me ressemble vraiment ? En quoi je m’accorde à ces fragments de ma vie qui m’emportent dans mon quotidien ?

Lorsque j’observe dans le miroir de l’instant les contours de mon existence, de ma présence, de ma conscience dans le silence de mon âme, je vois…Oui je vois tout ce qui paraît invisible pourtant. Je vois le chaos du Monde dans lequel je cherche mes pas, je vois les masques du mystère relationnel qui m’empêchent d’être moi-même, je vois les agitations, les trépignements, les impatiences de ceux qui n’ont pas envie d’attendre pour sauter dans le gouffre de l’impossible de leurs exigences. Je vois des agglutinements de foule, je vois des cœurs éteints, je vois des sourires sans paraboles, je vois les supercheries du destin.

Dans le miroir de la vie, tout est visible pour celui qui regarde avec les yeux de la Conscience, sans peur, sans égo, sans mensonge, sans façade. Le voile qui recouvre les yeux des blessures de l’âme, se lève et l’on voit comme dans l’eau pure de la rivière qui s’écoule avec lenteur, le jeu de la vie.

Une à une se dissipent les mille et une couches de brume qui pèsent sur le reflet de la réalité, lorsqu’on ouvre les yeux bien grands, on voit avec les yeux du cœur ou de l’esprit, toutes les particules éclatées de l’être perdu entre le paraître et le devenir et on comprend mieux les enjeux cachés derrière chaque intention.

Où est passée la joie de laisser la vie s’écouler sereinement et  légèrement pour créer l’instant et le diffuser comme un effluve d’amour, de bienveillance, de partage ? A quel moment le temps a-t-il englouti les désirs et ses déclinaisons ?

Dans le miroir de la vie, tout est gris, tout est sombre, même la lumière ne reflète que des ombres. Lorsqu’on se regarde à travers notre histoire, on voit apparaître tans de visages différents que nous ne sommes pas. Qui est cet inconnu que je ne connais pas ? Qui est cet imposteur qui a pris ma place ? Qui est ce Moi que je ne reconnais pas ?

O toi qui me regarde à travers le miroir de ton égo me vois-tu vraiment ou ne suis-je qu’un mouvement invisible à tes yeux, impalpable lueur que tu ne perçois pas, intouchable chaleur que tu ne ressens pas. Qu’as-tu fait de tes sens perceptifs ? Les as-tu remplacés par des écrans artificiels ? Sais-tu encore comment dessiner les contours de ton visage sans regarder dans tes selfies omniprésents ?

Te vois-tu dans le brouillard des autres ? Arrives-tu encore à distinguer tes traits sans les confondre à ceux des autres ?

Reviens dans ta présence à l’instant, que vois-tu dans le miroir de ton âme connectée ?

N’est-ce pas un cœur en manque d’affection, une bouche sans baisers, des yeux sans éclat, et ce nez sent-il vraiment le doux parfum de la vie qui n’attend que toi pour batifoler au vent ? Et ce corps qu’a-t-il perdu ? Où s’est-il égaré ? N’est-il qu’une silhouette inhabitée ?

Reste dans ta présence et ressens la douceur de l’instant qui se pose au cœur de ton être pour te rappeler à quel point tu es vivant quand tu habites le miroir de tes pensées positives et joyeuses, quand tu animes ton regard des belles couleurs de ta conscience éveillée, quand tu redonnes à chaque seconde le goût de l’éternité.

Oui, il t’appartient d’aimer la vie même quand elle est plus dure, pour lui permettre de se réchauffer dans ta foi de croire en toi.

Oui, tu peux rallumer la flamme et faire briller ton reflet pour habiter l’instant et ne jamais te quitter.

Respire la joie d’être là, juste de te percevoir dans ta présence et regarde-toi dans le miroir de la vie , tu verras les mêmes reflets scintiller autour de toi même qu’un peu.

C’est en redevenant à chaque instant l’Espoir que l’on recherche qu’on permet au reflet de la vie de nous emporter dans son flux apaisé au cœur de notre paix intérieure, elle est de notre responsabilité pour ensuite aller vers les autres, sans paraître absent à l’instant.

Le miroir de l’instant est toujours fidèle à ce que l’on ressent.

Parce que l’unique fréquence de la vie, c’est celle de votre présence à l’instant, vibrez haut et fort ici et maintenant, le reste n’est qu’illusion.

Maryse de Mes Mots de Vie

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